L'avenir, c'est mieux quand c'est maintenant

Le maker préfigure le travailleur de demain
Avant l’ère numérique, on opposait cols bleus et cols blancs. Associés au travail à la chaîne, les premiers vendaient leur force mécanique. Les seconds appartenaient au “bureau des méthodes” et vendaient leur capacité de conception et de planification. Cette opposition n’est plus pertinente. Le maker synthétise les deux et préfigure le travailleur “numérique”… portrait des générations Y et Z.
Du bricoleur au maker

Le bricoleur s’est transformé en maker grâce à l'émergence des outils numériques pour la conception et la fabrication d’objets.

Les équipements industriels sont informatisés depuis des décennies, mais l’imprimante 3D, le découpeur laser ou le scanner 3D pour ne citer qu’eux, ont atterri dans les “fablabs” des entreprises.

Ces outils, longtemps coûteux et complexes, sont désormais disponibles à prix abordable.

Le maker inspire les nouvelles générations

Le maker partage des plans, du code et des idées à l'échelle mondiale, même si la fabrication s'effectue localement.

Son slogan proclame « Nous sommes plus intelligents à plusieurs que seuls ».

Y et Z militent justement pour des modèles plus collaboratifs, sans être cloisonnés ni contrôlés en permanence.

La confiance est de mise et les collaborateurs sont libres d’organiser leur travail.

Le maker lègue aux générations Y et Z le « do it yourself »: ils veulent aller droit au but, sont en quête d’autonomie.

Plus pragmatiques que théoriques, ces jeunes aiment faire par eux-mêmes, tester, apprendre de leurs erreurs.

Être concret et rapide

Le maker s’associe parfaitement aux façons de travailler tels qu’Agile, Lean ou Design Thinking qui se diffusent dans toutes les entreprises.

Leurs mantras sont : « Il vaut mieux réagir aux changements plutôt que de suivre un plan » ou « qu’est ce qui a vraiment de la valeur pour le client ? » ou encore « quelle expérience le client a-t-il avec ce produit ? »

Ce qui se traduit par un travail en cycles courts, avec une pause à la fin de chaque cycle de manière à “voir” les réalisations, réfléchir aux nouvelles perspectives avant de passer aux étapes suivantes.

Beaucoup d’entreprises passent énormément de temps à planifier ce qui se passera le mois prochain et à “reporter” ce qui s’est passé le mois dernier.

Or, les makers marquent une tendance inverse : ils passent peu de temps à planifier et travaillent par essai / erreur.

C’est faire qui compte.

Le vrai profil des Y et Z.

La technologie est un révélateur

La technologie n'est « qu'un outil ». Certes mais le maker et les Y/Z considèrent la technologie comme essentielle pour résoudre des problèmes insolubles. Pour le maker, une imprimante 3D n’est pas destinée à apprendre à fabriquer des objets 3D.

C’est la matière première pour la résolution de problèmes, tels que la création de prothèses peu coûteuses mais sur mesure pour tous.

La philosophie maker prépare ainsi les travailleurs numériques à résoudre les problèmes qu’ils ne les avaient jamais anticipés, avec une technologie pas encore imaginée !

Elle arme les travailleurs numériques d’une foi dans leur ingéniosité et la technologie.

En savoir plus sur Aravati.