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E-commerce : les outils d’aujourd’hui font les métiers de demain
Le e-commerce est au cœur de toutes les stratégies d’entreprise. En corollaire, les outils et les métiers connaissent une petite révolution. Si les outils se mettent au service d’une satisfaction client renforcée (réalité augmentée, personnalisation, chatbot,…), ils modifient également les profils métiers recherchés (experts data, acquisition, IT…), voire les méthodes de recrutement. Explications.
Dans le e-commerce, certains métiers sont plus « égaux » que d’autres. Si on parle « vieux » métiers (pilotage produit, achat, merchandising…), le marché est fluide et la pénurie quasi absente. En revanche, ce n’est pas le cas sur les profils digitaux plus experts, comme par exemple les métiers data, acquisition… où il existe un vrai déficit (et donc une forte pression sur les salaires), et sur les profils IT qui restent compliqués à recruter selon toutes les directions RH. Qu’ils soient CTO, CP Tech, Architecte ou AMOA, ces experts sont tous courtisés. Sans oublier les développeurs, toujours aussi rares sur ce marché en tension.

L’arrivée de nouveaux outils conforte et renforce cette demande.

La réalité augmentée, une alternative (presque) parfaite

Cette technologie permet désormais aux e-commerçants de combiner les avantages du magasin traditionnel et ceux de la boutique en ligne via de simples applications. Une véritable révolution de l’expérience client qui permet par ailleurs d'abaisser progressivement les taux de retours produits.

Des parcours personnalisés

Le machine learning est de plus en plus utilisé par les e-commerçants pour connaître leurs clients, anticiper leurs besoins et leurs attentes. Grâce aux données récoltées et exploitées, il est possible d'enrichir considérablement le parcours consommateur en lui proposant des recommandations personnalisées et toujours plus pertinentes. Le machine learning aide à optimiser la conversion. Et ces technologies n'en sont qu'à leurs débuts !

Chatbots : on ne les voit pas grandir ! 

Les agents conversationnels s'affirment. De plus en plus prolixes, ils ne se limitent plus à répondre aux FAQ. Le service du chatbot se rapproche en qualité de celui d'une vraie personne, d'autant qu'il imite de mieux en mieux la spontanéité et les tournures de pensée de ses "collègues" humains.

Un chatbot performant est un gain de temps pour les vendeurs comme pour les utilisateurs, et il peut en ce sens favoriser la relation et l'acte d'achat.

La voix est en bonne voie

Il est désormais tendance de se doter d’un assistant vocal pour alléger son quotidien. Avec l’évolution des technologies domotiques et l’arrivée des enceintes de recherche vocale, la manière de rechercher et d’acheter en ligne change et les marques doivent s’y adapter. La voix promet de remplacer une bonne partie des interfaces tactiles et d’offrir une expérience client plus intuitive et rapide. Ne vous êtes vous pas demandés pourquoi les titres des articles sur Google sont construits avec la forme interrogative ?

Ces outils au service du e-commerce ne sont pas sans conséquences sur les nouvelles règles de recrutement et les profils recrutés

Le développement de ces nouvelles technologies, ces nouveaux services bousculent la hiérarchie des profils recherchés : les compétences fonctionnelles, techniques, la maitrise des leviers d’acquisition sur le web, de la data , sont très demandées. Car selon la Févad (Fédération du e-commerce et de la vente à distance), 33% des acheteurs qui ont retiré une commande en magasin ou en point relais, en ont profité pour acheter d’autres produits. Un incrémental qui renforce la notion de profils « omnicanaux » dans la recherche de la perle rare.

L’autre forte tendance : l’usage du mobile. Avec plus de 50% de croissance, ce support représente l’avenir et les candidats ayant une expertise « mobile » sont convoités.

Un constat vrai en 2019… Et dans les deux ou trois ans à venir ? La présence de plus en plus visible dans le parcours client des chatbots, IOT, (Internet des objets) et autres solutions vocales confirment cette tendance à terme. Des profils tels que PO, UX et autres UI sont d’ores et déjà très demandés, et les salaires augmentent.

La parole est donc aux salariés. Quelles sont leurs motivations à rechercher un nouveau challenge ? Le salaire n’est pas une priorité en réalité. Ils sont 30% à expliquer que le manque de vision et de stratégie de leur entreprise est un frein à leur envie et leur investissement futur. Ils sont également 40% à déclarer que leur manager ne leur apporte plus rien et que c’est un vrai problème pour leur propre développement. Et surtout, ils sont une forte majorité (70%) à affirmer qu’ils ont fait le tour de leur job deux ans après leur entrée dans la société.

L’attractivité d’une entreprise pour des candidats repose aujourd’hui sur les perspectives d’évolution, les valeurs, la stratégie.  Des arguments à développer en phase de recrutement pour s’assurer d’employer des profils à potentiel qui s’engagent dans la durée.